
La plus grande puissance militaire et probablement économique au monde, c’est les États-Unis d’Amérique. Fondé le 4 juillet 1776, ce grand pays constitué de 50 États, offre aux étrangers des facilités d’y immigrer, à l’exemple de la Carte verte (Green Card). Il s’agit de la loterie américaine. Nombreux ont réussi à décrocher le fameux pass, selon des critères américains, nombreux encore tenteront, de nouveau leur chance au fil des ans.
Lorsque votre nom sort sur la liste des élus, le voyage de rêve a ses réalités. Tout d’abord, les contraintes liées aux préparatifs, notamment le billet d’avion, sans oublier deux bagages de 23 kilogrammes l’un, plus un sac à main de 12 kgs.
Que faut-il transporter vers les États-Unis d’Amérique ? Les restrictions portent sur les produits frais, les protéines animales fraîches et bien évidemment, l’interdiction formelle de transporter les stupéfiants et autres drogues.
Avant le vol de départ, il faut prévoir 6 dollars pour le caddie ou chariot à bagages. Pas de porteurs. Chacun pour soi, pour porter ses bagages jusqu’à l’extérieur. L’architecture de l’aéroport, avec ses ascenseurs, facilite l’utilisation du charriot.
Autre bonne curiosité découverte dans d’autres aéroports, notamment Addis-Abeba en Ethiopie, Charles De Gaulle à Paris, porte sur l’accès gratuit au réseau téléphonique Wifi. Accessible pour tous les passagers arrivés aux États-Unis, quel que soit le réseau, à l’exemple de ORANGE CAM, NEXTTEL et MTN.
Pour les élus en provenance du Cameroun, la connexion est immédiate, bien évidemment avec l’aide d’une personne habituée à ce service ou avec un personnel travaillant sur la plateforme.
Le ramassage de l’aéroport à l’intérieur de la ville s’opère par divers moyens. Au lendemain de votre installation, la première des choses à exécuter est la demande en ligne de l’incontournable et indispensable carte de sécurité sociale (Social security). Après deux jours ouvrables, elle est disponible en ligne et 5 jours après physiquement.
La Green card est servie après un mois maximum, et sa validité court à compter de la date de votre entrée aux États-Unis d’Amérique. Pas de contact physique avec le personnel de l’administration. Tout débute et finit sur internet.
Le rêve est bon, mais pas évident d’en jouir immédiatement une fois les pieds posés sur le sol américain. Trouver un travail est facile. En revanche, l’embauche est conditionnée par la présentation d’une licence professionnelle attestant de votre capacité à exercer.
Obtenir une licence professionnelle nécessite une formation, et généralement, ces formations sont payantes. La licence et la certification ouvrent directement les portes à un travail rémunéré à plein temps ou partiel. Quant à la rémunération, elle diffère selon les États et l’expertise du demandeur.
Avantages de la Green Card
Le détenteur d’une carte verte peut voyager, sans condition, dans les 50 États. Cette carte offre la possibilité d’obtenir la nationalité américaine. Les étudiants titulaires de la Green Card fréquentent aux mêmes conditions qu’un citoyen, et peuvent accéder au crédit de financement de leurs études.
Aucune discrimination à toutes les catégories d’emplois, avec la possibilité de création de sa propre entreprise. Enfin et pas des moindres, le regroupement familial est automatique pour les enfants mineurs jusqu’à 21 ans.
Avoir ce précieux sésame d’une validité de 10 ans, ne donne pas le droit de voter. L’Etat américain se réserve un certain temps pour accepter votre demande de passeport bleue. Comme tout bon citoyen, le détenteur d’une Green card n’est pas exempté des droits fiscaux, et en plus, il ne bénéficie pas de la protection totale contre l’expulsion quand vous ne respectez pas les lois et règles du pays de l’Oncle Sam.
Après 5 ans, la carte verte ouvre les portes à la demande de naturalisation.
Vigilance, sinon la Green card est retirée
Pour ne pas perdre l’usage de sa carte verte, le résident doit vivre, en permanence aux États-Unis d’Amérique. En cas de voyage d’une durée de plus d’un an, les services de l’immigration peuvent considérer que le titulaire a renoncé à son titre de résident permanent. Ainsi, pour des voyages de longue durée (plus de 365 jours), le résident doit demander un «reentry permit» avant la sortie du pays. Vivre le rêve américain n’est pas sans sacrifice. Avoir un point de chute, un logement, une activité rémunérée et l’accès aux soins sont des préalables pour vivre sans trop de stress dans cette société de consommation.
L’accès au logement, à la logistique de transport et autres biens sociaux est facilité par la mise en place des crédits. Un conseil : l’apprentissage de la langue anglaise, l’informatique et la médecine ouvre plus facilement les portes de l’emploi.

Fernant Nenkam
Journaliste
Depuis les États-Unis – New-Jersey




























