Pour la première fois, depuis la création de la coupe du monde de football, des pays qualifiés dont le Sénégal et la Côte d’Ivoire, deux nations africaines disputeront la compétition sans leurs délégations officielles de supporters venus d’Afrique.
L’administration américaine a décidé du rejet quasi-total des demandes de visas, touchant même les responsables d’associations et un arbitre officiel de Somalie.
Cette situation inédite contraint les deux pays à s’en remettre à la ferveur de leurs diasporas déjà présentes sur le sol américain. Pour compenser l’absence des supporters venus du pays, le Sénégal a notamment prévu de distribuer 400 billets par match à ses ressortissants installés aux États-Unis. La crise des visas s’ajoute au prix exorbitant des billets dont les moins chers sont à 700 dollars, renforçant les critiques sur une compétition jugée de plus en plus déconnectée des supporters populaires.
Pourtant, mi-mai, Washington avait assoupli sa politique de cautions visa pour les cinq nations africaines qualifiées — Algérie, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Sénégal et Tunisie — en augmentant les cautions de 5 000 à 15 000 dollars. Mais malgré cette mesure, les supporters sénégalais et ivoiriens restent bloqués.
C’est le lieu de se demander à quoi sert le cahier de charges que présente la FIFA aux pays hôtes de la compétition. Le football, sport très populaire, subit des restrictions politiques pour certains pays africains réputés se motiver sur le terrain grâce à leurs supporters.
La FIFA qui œuvre au quotidien pour la grande animation autour de ses compétitions avec les Fans zones, n’aura pas cette ferveur et cette chaleurs des supporters africains.
Malheureusement, aucune réaction officielle de ces deux pays, ni de la FIFA, encore moins de la CAF.
Edouka Gilbert




















