
Alors que la tension continue de régner entre le ministère des Sports et la FECAFOOT, André Onana a tenu à exprimer clairement la position des Lions Indomptables face à ces conflits institutionnels.
Dans une sortie récente, le gardien camerounais a rappelé que les joueurs n’ont pas vocation à s’immiscer dans les différends qui opposent les autorités sportives du pays. Selon lui, la gestion administrative ne concerne pas le vestiaire et ne doit en aucun cas perturber la mission première des joueurs : représenter la nation sur le terrain.
Pour Onana, l’organisation du football camerounais repose sur une hiérarchie claire. Le groupe répond aux instructions du sélectionneur, lui-même placé sous l’autorité de la FECAFOOT, laquelle dépend du ministère des Sports. Une architecture simple, qui selon lui, doit être respectée pour éviter toute confusion.
Lors d’un Live TikTok, il a rappelé cette structure avec insistance :
« Nous, les joueurs, on suit une ligne directe : notre interlocuteur, c’est le coach. Lui relève de la fédération, et la fédération relève du MINSEP. Il n’y a rien de compliqué. »
Il a même évoqué un épisode vécu pour illustrer son propos :
« Pendant la CAN, le sélectionneur m’a mis sur le banc. Est-ce que je me suis opposé ? Non. J’ai accepté sa décision, qu’elle me plaise ou non, parce que c’est l’autorité. »
Au sujet des déclarations récentes en provenance des sphères dirigeantes, Onana a été tout aussi direct :
« Si à Yaoundé quelqu’un dit quelque chose, moi je me réfère d’abord à mon supérieur : le coach. Les conflits entre responsables, ce n’est pas mon domaine. Je ne vais pas entrer dans leurs histoires. »
Pour l’international camerounais, la ligne de conduite est donc limpide : rester concentré sur le jeu et ne pas se laisser happer par les luttes d’influence qui opposent régulièrement le MINSEP et la FECAFOOT.
Cette prise de position arrive à un moment où ces querelles administratives attirent souvent plus d’attention que les performances sportives. En rappelant le rôle des joueurs, Onana tente de ramener le débat là où il devrait être : sur le terrain.


















