Encore une fois irrésistible en finale contre l’Argentine 1-0 après prolongations, l’Espagne a poussé sa du jeu à son paroxysme pour remporter son deuxième titre mondial. Les nouveaux champions du monde ont traversé le tournoi, dominant l’Argentine en finale, avec cette fascinante impression de tout maîtriser.
A New York New Jersey, l’Espagne s’est coiffée de la couronne en faisant régner l’ordre et une maîtrise de tous les instants sur le terrain.
En finale, comme lors de ses sorties précédentes, la sélection espagnole a brillé par sa justesse technique et tactique et, plus que jamais, elle est parvenue à éteindre l’attaque adverse. Après la France et son attaque fantastique, stoppé net en demi-finale (2-0), c’est l’Albiceleste de Lionel Messi qui a fait les frais du rouleau-compresseur espagnol. La sélection argentine a été réduite à un mutisme inhabituel. Elle n’a d’ailleurs cadré aucune frappe en 120 minutes, ses seules tentatives étant intervenues en prolongation, sans jamais inquiéter.
Dans un match où l’enjeu était à son paroxysme ce dimanche, l’Espagne n’a jamais perdu le fil de son match ni de sa concentration. Même contre le Portugal en huitièmes de finale (1-0) ou la Belgique au tour suivant (2-1), lorsque le but de la victoire tardait à venir, la Roja a continué de contrôler le tempo sans jamais s’affoler. Au-delà de sa technique de domination, elle a également affiché un sang-froid remarquable lorsque le doute aurait pu s’installer.
Il y a deux ans, lors de l’EURO 2024, les Espagnols avaient déjà posé les bases de leur œuvre nord-américaine, mais leur jeu reposait aussi parfois sur des contre-attaques éclairs, grâce notamment à l’appui de leurs ailiers supersoniques Lamine Yamal et Nico Williams. En Allemagne, les joueurs de Luis de la Fuente verticalisaient davantage leur jeu et acceptaient plus volontiers des rencontres ouvertes. En quatre matches à élimination directe, ils avaient concédé quatre buts. En Amérique du Nord, ils ont réussi l’exploit de n’en encaisser qu’un seul, l’œuvre du Belge Charles De Ketelaere. Du jamais vu dans l’histoire de la coupe du monde.
Rodri, qui a été élu meilleur joueur du tournoi, a expliqué à la FIFA, la raison pour laquelle son équipe avait à ce point dominé chacun de ses adversaires.
« Je pense que nous sommes l’équipe qui maîtrise le plus de situations de jeu », at-il tout simplement résumé. « Le pressing, la possession, les contre-attaques, les coups de pied arrêtés… Je crois que, dans tous les aspects du football, l’Espagne est la sélection qui a le mieux contrôlé le jeu. »
Quand Rodri accélère le rythme, l’Espagne accélère. Quand il choisit de casser le tempo adverse, toute son équipe le fait avec une sérénité remarquable, sans jamais perdre sa structure. La Roja version 2026 ne se contente plus de monopoliser le ballon. Elle dicte également à son adversaire ce qu’il est autorisé à faire lorsqu’elle accepte de le lui rendre. Quitte à être un peu moins spectaculaire qu’il y a deux ans, les champions du monde ont fait du contrôle leur plus grande force.
‘Argentine avait émergé victorieuse de la tempête au Qatar. L’Espagne, elle, a remporté la Coupe du Monde en y ramenant une forme de calme. Dans un tournoi qui semblait promis aux nations les plus puissantes offensivement, c’est finalement la Roja qui a imposé son propre ordre jusqu’au sommet du football mondial.
Fabien DETOU



























